Plusieurs études ont été réalisées afin de déterminer précisément la santé mentale des membres des Témoins de Jéhovah, et ce particulièrement
depuis 1975, date à laquelle Har-Maguédôn aurait dû avoir lieu selon le mouvement religieux. De ce fait, la question de la santé mentale
des fidèles a été examinée par beaucoup d'investigateurs. Or, tandis que la Société Watchtower déclare que ses fidèles sont les personnes
les plus heureuses qui soient, des spécialistes de la santé mentale estiment que ces derniers souffrent de problèmes mentaux dans
une mesure supérieure à la normale.
Attitude de la Société Watchtower et des fidèles.
En se basant notamment sur Psaumes
128:1,2, la direction du mouvement religieux affirme que ses membres constituent « le peuple le plus heureux sur la terre », ce qui
résulterait des bonnes relations que ceux-ci entretiennent avec Dieu1. Il semble que la Societé Watchtower ne prenne pas en compte
les problèmes de santé mentale de ses membres et affirme que la meilleure façon de connaître le bonheur est de devenir Témoin de Jéhovah,
alors que certains d'entre eux ne sont pas vraiment heureux2.
De plus, l'organisation demeure généralement hostile à la médecine
psychiatrique et la majorité des thérapies professionnelles non médicales3et condamne formellement toute pratique liée à l'occultisme
telle que l'hypnose4. L'enseignement officiel est que la décision de consulter un psychiatre est une question de conscience5 ; toutefois,
leur littérature a généralement été opposée à tous types d'aide professionnelle psychologique de santé6, et généralement le recours
à un thérapeute de la santé mentale a été considéré pendant longtemps comme ridicule par les adeptes7. À présent, l'organisation n'interdit
pas de consulter un spécialiste de la santé mentale, mais affirme que les problèmes liés à la maladie ne disparaîtront qu'avec la
venue du paradis8.
Il a été fréquent à une époque que le fidèle qui souffre de dépression soit considéré comme quelqu'un qui
est attaqué par les démons. S'il avait cherché conseil auprès des anciens de sa congrégation, il a été probable que ceux-ci ont cherché
à savoir s'il n'avait pas commis un péché en secret, tel que la masturbation, ou en ont conclu que l'état de santé du fidèle était
certainement dû à un relâchement dans ses pratiques cultuelles. Toutefois, actuellement, la Société Watchtower reconnaît la dépression
nerveuse comme étant une maladie bien réelle et lui consacre des articles dans ses publications9. De plus, la Société Watchtower enseigne
que tout objet lié au culte des autres religions, tels qu'un crucifix, ainsi que n'importe quel objet autrefois possédé par une personne
sous influence spirite, peuvent avoir une influence démoniaque sur ceux qui les possèdent. De ce fait, il est préconisé de se débarrasser
de ces choses en les détruisant10, et des témoignages de fidèles sont parfois mentionnés dans les publications du mouvement religieux
en rapport avec cette question11.
Les Témoins de Jéhovah qui ont des difficultés mentales ont généralement honte de celles-ci,
craignant à la fois d'être considérés comme de mauvais fidèles et de ternir l'image de l'organisation à laquelle ils appartiennent.
Souvent, ils préféreront souffrir en secret pour protéger la réputation de la Société Watchtower12. Les fidèles estiment souvent que
les problèmes mentaux sont la conséquence des imperfections personnelles. Auparavant, le manque de joie, la dépression ou une tentative
de suicide étaient considérés comme des signes de faiblesse spirituelle : la joie étant un fruit de l'esprit de Dieu selon Galates
5:22,23, il était probable d'avoir contrarié Dieu par ses imperfections en cas d'absence de joie13 ; toutefois, le mouvement religieux
ne soutient plus ce point de vue de manière aussi tranchée et reconnaît que l'on peut manquer de joie sans pour autant avoir un problème
d'ordre spirituel14. Cette croyance a parfois intensifié la culpabilité et, bien souvent le fidèle a cherché à résoudre son déséquilibre
émotif en augmentant sa participation aux activités cultuelles du groupe. Fréquemment, le raisonnement est le suivant : « L'organisation
est véridique ; donc, j'ai forcément tort ».
En règle générale, les fidèles nient la validité des recherches effectuées sur leur
santé mentale15. Ils considèrent les prétentions de la Société Watchtower - comme quoi les Témoins sont très heureux - comme véridique
quand bien même leur propre expérience infirme cette idée fréquemment répétée16. À ce sujet, le sociologue Andrew Holden a rapporté
que, dans le cadre de sa thèse d'étude, il a interviewé de nombreux Témoins de Jéhovah qui ont déclaré que leur conversion religieuse
leur avait permis d'être plus heureux et mieux dans leur peau, affirmations qui selon lui contrastent nettement avec la présentation
négative faite par les médias17.
Études scientifiques menées sur ce sujet.18
Étude de Pescor
Pescor a réalisé la première
étude américaine sur la santé mentale des Témoins de Jéhovah. Sur un groupe de 177 jeunes hommes emprisonnés pour refus des obligations
militaires, 7 % ont été diagnostiqués psychotiques19. Le niveau de psychose parmi les fidèles était environ 17 fois supérieur à la
normale, 4 % ont eu d'autres anomalies mentales et un quart ont été évalués socialement inadaptés.
Étude du docteur Janner
En
1963, le psychiatre suisse Janner, examiné un échantillon aléatoire de 100 citoyens suisses emprisonnés pour objection de conscience,
dont 85 % étaient Témoins de Jéhovah20. L'étude a révélé plusieurs points : l'influence du mouvement religieux n'a pas été perçue
comme positive, et rien n'a prouvé que celui-ci aidait ceux qui ont eu des problèmes émotifs quand ils se sont convertis ; de plus
le psychiatre a noté à un niveau de l'inquiétude, de la crainte, du neuroticisme grave, et des tendances à l'isolement social ; de
plus, les fidèles seraient généralement détachés de la réalité21 ; enfin, 10,4% ont eu auparavant des activités criminelles (pédophilie
et exhibitionnisme le plus souvent), ce taux étant bien plus haut que le taux parmi le reste de la population.
Étude de Spencer
Spencer,
un psychiatre australien, a examiné toutes les admissions aux hôpitaux psychiatriques occidentaux d'Australie de janvier 1971 à décembre
197322, parmi lesquels 50 Témoins de Jéhovah actifs. Les statistiques que ce psychiatre a établies sont probablement inférieures à
la normale car les fidèles évitent généralement le traitement et les hôpitaux psychiatriques23. Cette étude a mis en avant que le
taux de maladie mentale grave parmi ces derniers était trois fois plus élevé que la normale, et le diagnostic de la schizophrénie
paranoïde quatre fois plus élevée24.
Étude de Rylander
Le psychiatre suédois Rylander a étudié un groupe de 126 objecteurs
de conscience Témoins de Jéhovah emprisonnés en Suède. Sur ces 126, 51 ont été diagnostiqués névrotiques, 42 psychotiques, 32 mentalement
attardés, et 5 étant atteints au cerveau25. Le diagnostic a été fait seulement sur la base d'un comportement clairement pathologique
(paranoïa irrationnelle, dépression grave à long terme...), et pas le comportement qui a résulté de la doctrine Témoin de Jéhovah.
La très grande majorité des fidèles étaient représentatifs de l'organisation car impliqués dans celle-ci.
Rylander a noté que
la doctrine des Témoins de Jéhovah a aidé certains à comprendre leurs problèmes et leur a donné une satisfaction, un calme et une
stabilité à leur vie26, mais a aussi noté que si l'état pathologique de certains sujets n'était pas évident avant leur conversion,
l'influence de la Société Watchtower avait fréquemment été nuisible à la santé mentale.
Le taux de Témoins jugés psychologiquement
'incapables' au service militaire était de 21%, soit cinq fois plus que la normale. Rylander a conclu que beaucoup de ceux qu'il a
étudiés ont manqué d'une éducation, de qualifications du travail, de stabilité émotive, et des relations sociales de qualité, et beaucoup
souffraient d'insuffisances psychologiques, d'immaturité, que plusieurs Témoins ont commis un nombre relativement grand de petits
crimes et d'autres méfaits. Les symptômes névrotiques se manifestaient notamment par des sentiments de malaise, de l'inquiétude, de
mauvaises habitudes de sommeil, de la culpabilité pour les erreurs commises27.
Étude de Montague
Le thérapeute Montague
a étudié les admissions dans les hôpitaux psychiatriques privés et les cliniques mentales locales de santé de l'Ohio de 1972 à 1986.
Il a estimé que le taux de maladie mentale des Témoins de Jéhovah est approximativement 10 à 16 fois plus élevé qu'ordinairement,
qu'environ 10% sont dans le besoin sérieux d'une aide professionnelle que bien souvent ils dissimulent à des étrangers. Montague a
estimé que des personnes avec des problèmes émotifs ont été attirées par la Société Watchtower, mais en ont aussi soufferts à l'intérieur,
et que beaucoup étaient bien plus heureux après leur départ de l'organisation. Dans son rapport, Montague déclare qu'il a étudié de
nombreux cas où la suggestion d'une 'influence démoniaque' sur le fidèle a engendré chez celui-ci un état complètement psychotique28.
Autres
études réalisées
Potter a réalisé une étude sur la santé mentale des Témoins de Jéhovah et a conclu qu'il existe « une corrélation
positive forte entre l'adhésion du Témoin et la schizophrénie clinique »29 et a tiré des conclusions similaires aux autres études
sur le sujet. L'étude de l'allemand Elmer Koppl30 et celle de psychologue norvégien Kjell Totland ont apporté les mêmes éléments d'analyse31.
L'étude de Bergman a conclu que non seulement le taux de maladie mentale, mais aussi de suicide, de crime et d'agressions contre les
personnes étaient plus élevés que parmi les non-Témoins de Jéhovah32. Le Dr californien Lawrence Onda estime pour sa part que les
doctrines des Témoins de Jéhovah engendrent un sentiment de culpabilité et requièrent aux fidèles de parvenir à une perfection sans
cesse inatteignable qui rend mentalement malade33.
Dans un sens opposé, James Penton estime que les Témoins de Jéhovah ont parfois,
face à la persécution physique, offerts quelques exemples étonnants de dureté psychologique, notamment en ce qui concerne les Témoins
allemands, canadiens, japonais ou malawiens34. Il cite à cet égard Eugen Kogon pour qui « on ne peut pas échapper à l'impression que
psychologiquement parlant, les SS n'étaient jamais tout à fait égaux au défi offert par les Témoins de Jéhovah »35. Penton pense malgré
tout qu'il est indéniable que les Témoins de Jéhovah ont certains problèmes de santé mentale.
Raisons de ces problèmes mentaux
La
Société Watchtower admet ouvertement qu'elle attire à elle des individus qui ont souffert de problèmes sociaux et psychologiques graves,
ainsi que des alcooliques et des drogués. Tout naturellement, quand ces personnes intègrent la communauté, elles amènent avec elle
leurs problèmes ; toutefois, le fait de devenir et de vivre en tant que Témoin de Jéhovah constitue un facteur de tension psychologique.
Plusieurs raisons sont avancées pour soutenir ce point de vue36 :
•Sentiment de paranoïa. Les fidèles doivent cultiver le "complexe
du martyr", quand bien même ils ne sont pas particulièrement persécutés. Cela peut causer des dommages psychologiques37.
•Changements
doctrinaux. L'organisation religieuse a changé ses doctrines à de nombreuses reprises, et cela a causé des problèmes particulièrement
tragiques dans le cas des enseignements sur des questions médicales (transfusions sanguines, greffes d'organes, vaccinations...) et
conjugales (motifs de divorces).
•Échec prophétique concernant des dates. Beaucoup de fidèles abritent une crainte soigneusement
enfouie au fond d'eux-mêmes qu'ils essayent souvent de réprimer ou de rationaliser, crainte ayant trait au fait que leur mouvement
religieux est une organisation qui n'est pas véridique. Cette idée est si effrayante pour beaucoup de Témoins qu'ils refusent d'explorer
leurs craintes, préférant ignorer leurs doutes à ce sujet. Or, le mouvement religieux s'est trompé sur beaucoup de prophéties qu'il
a énoncées, ce qui peut être particulièrement traumatisant pour les personnes qui ont sacrifié bien des choses dans leur vie pour
devenir Témoin de Jéhovah (renoncement à fonder une famille par exemple). À cet égard, des témoignages font état que nombreux pionniers
zélés ou des anciens ont souvent sacrifié leur santé mentale et physique pour se dévouer le plus possible à l'organisation38.
•Croyance
que seule l'organisation est spécifiquement dirigée par Dieu. Les fidèles pensent qu'à l'intérieur de leur organisation religieuse,
ils sont dans la "vérité", tandis que les non-Témoins sont foncièrement dans l'erreur et subiront la destruction à Har-Maguédôn. Pourtant
certains peuvent se rendre compte que d'une part les gens non Témoins de Jéhovah ne sont pas si épouvantables que la Société Watchtower
semble le décrire, et que d'autre part il y a de nombreux cas de fidèles qui ont fait des choses horribles (voir par exemple Témoins
de Jéhovah et pédophilie).
•Peur de l'excommunication. Certains, qui voudraient quitter l'organisation, choisissent de rester
en son sein par peur d'être coupés de leur famille et de leurs amis. En conséquence, ils continuent de pratiquer de manière formaliste
le culte Témoin de Jéhovah alors qu'ils ne sont pas en accord avec les doctrines et les comportements prônés.
Validité des études
scientifiques
•(en)"The mental heath of Jehovah's Witnesses", par John Spencer
•(en)"Jehovah's Witnesses and Mental Health",
sur Christian apologetics & research ministry
•(en)"Why Jehovah's Witnesses have mental problems", par Jerry Bergman
•(en)"The
mental health of Jehovah's Witnesses", sur Cult awareness
Bibliographie
•Richard Hickman, The Mental Health of Jehovah's
Witnesses ; reflections of twenty-five years, Love/Agape Ministries Press, Worthville, KY 1984
•Jerry Bergman, The Problem of mental
health and Jehovah's Witnesses, Clayton, CA. Witnesses Inc., 1992
•Gosta Rylander, "Jehovah's Vittnan-En Psykologisk- Sociologisk
Studie," ("A Psychological and Sociological Study of Jehovah's Witnesses"), Nordisk Medicin (Scandinavian Medicine), vol. 29, 1946
•John Spencer, "Mental Health among Jehovah's Witnesses", British Journal of Psychiatry, vol. 126, 1975
•M.J. Pescor, "A Study of
selective service law violators", The American Journal of Psychiatry, vol. 105 1949
•J. Janner, "Die Forensisch--Psychiatrishe Und
Sanitatsdienstilche Beurteilung bon Diestrweigern" ("The Forensic, Psychiatric and Military Medical Assessment of conscientious Objectors"),
Schweitz Med. Wschr., vol. 92, 1963
•Havor Montague, "The pessimistic sect's influence on the mental health of its members : The case
of Jehovah's Witnesses," Social Compass, vol. 24, 1977
•Elmer Koppl, Die Zeugen Jehovas ; eine psychologische analyses, Ph. D. Thesis
Germany, 1985
•Kjell Totland, "The Mental Health of Jehovah's' Witnesses", Journal of the Norwegian Psychological Association, In
Press
Références
1. "Heureux les serviteurs de Jéhovah", La Tour de Garde, 1er novembre 2004, pp. 8-13
2. Apocalypse
delayed : The story of the Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto : University of Toronto Press, 1997, p. 289
3. Réveillez-vous
!, 22 août 1975, pp. 25-6
4. "L'hypnose est-elle pour les chrétiens ?", Réveillez-vous !, 8 juillet 2003, pp. 26-7 :
« Conformément
aux principes bibliques mentionnés ci-dessus, les Témoins de Jéhovah rejettent les techniques qui recourent à l’hypnose ou à l’auto-hypnose.
Ils tiennent compte de ce commandement consigné en Deutéronome 18:10, 11 : "Il ne se trouvera chez toi personne qui [...] lie autrui
par quelque sortilège." »
5. "Questions des lecteurs", La Tour de Garde, 15 octobre 1975, p. 639-40 :
« Qu’il s’agisse de consulter
un psychiatre ou n’importe quel autre médecin, c’est une décision personnelle que doit prendre chaque chrétien. (...) Les témoins
de Jéhovah ne refusent donc pas catégoriquement de suivre un traitement préconisé par des médecins spécialistes des troubles mentaux
et affectifs. Toutefois, s’ils consultent un tel médecin, ils s’informeront avec soin du traitement proposé. Un témoin ne devrait
jamais oublier que l’obéissance aux lois de Jéhovah contribue à sa santé mentale aujourd’hui et lui permettra, plus tard d’obtenir
la vie éternelle. S’il n’est pas sûr de la sagesse de tel ou tel traitement, il peut en parler aux aînés de la congrégation chrétienne,
mais c’est lui (ou ses parents ou en accord avec son conjoint) qui devra prendre la décision finale. »
6. Réveillez-vous !, 8 mars
1960 ; La Tour de Garde, 1er juillet 1975, pp. 415-6
7. Havor Montague, "The Pessimistic Sect's Influence on the Mental Health of
Its Members : The Case of Jehovah's Witnesses", Social Compass, Vol. 24, 1977, pp. 135-147
8. "Changement de personalité"? sur Via
Veritas
9. Par exemple "Vivre avec des troubles de l'humeur", Réveillez-vous, 8 janvier 2004, pp. 3-13
10. Apocalypse delayed : The
story of the Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto : University of Toronto Press, 1997, p. 290
11. Un exemple est donné dans
Réveillez-vous !, 22 janvier 1987, p. 27
12. Donald Salzman, A Study of Isolation and Immunization of Individuals from the Larger
Society in Which They Live, Chicago, Univ. of Chicago, Masters Thesis, 1951
13. La Tour de Garde, 1970, p. 358 ; 1968, pp. 515-6
14.
"Servons Jéhovah avec joie de cœur", La Tour de Garde, 15 janvier 1995, p. 16, § 5 :
« Toutefois, ne pensons pas qu’un manque de joie
sincère en une certaine occasion soit un signe de la désapprobation divine. Nous sommes imparfaits et sujets à la peine, à la tristesse
et parfois même à la dépression ; mais Jéhovah nous comprend (Psaume 103:10-14). »
15. Heather and Gary Botting, The Orwellian World
of Jehovah's Witnesses, Toronto, Canada, University of Toronto Press 1984
16. Barbara Grizzuti Harrison, Visions of Glory : A History
and a Memory of Jehovah's Witnesses, N Y, Simon and Schuster, 1978
17. (en) Jehovah's Witnesses : Portrait of a Contemporary Religious
Movement, Andrew Holden, éditeur Routledge, 10 janvier 2002, pp. 6,7 (ISBN 978-0415266109)
18. (en)Why Jehovah's Witnesses have mental
problems, par Jerry Bergman
19. M.J. Pescor, "A Study of Selective Service Law Violators", The American Journal of Psychiatry, Vol.
105 1949, pp. 691-652
20. J. Janner "Die Forensisch--Psychiatrishe Und Sanitatsdienstilche Beurteilung bon Diestrweigern" (The Forensic,
Psychiatric and Military Medical Assessment of conscientious Objectors), Schweitz Med. Wschr, vol. 92, 1963, pp. 89-826
21. J. Janner,
"Die Forensisch--Psychiatrishe Und Sanitatsdienstilche Beurteilung bon Diestrweigern," (The Forensic, Psychiatric and Military Medical
Assessment of conscientious Objectors), Schweitz Med. Wschr, vol. 92, 1963, p. 820
22. John Spencer. "Mental Health Among Jehovah's
Witnesses," British Journal of Psychiatry, vol. 126, 1975
23. Laura Lage, "The Watchtower: The Truth That Hurts", Free Inquiry, hiver
1984, vol. 5, n°1, 1984, pp. 25-31
24. (en)"The Mental Health of Jehovah's Witnesses", par John Spencer
25. Gosta Rylander, "Jehovah's
Vittnan-En Psykologisk- Sociologisk Studie" ("A Psychological and Sociological Study of Jehovah's Witnesses"), Nordisk Medicin (Scandinavian
Medicine), vol. 29, 1946, pp. 526-533
26. Gosta Rylander, "Jehovah's Vittnan-En Psykologisk- Sociologisk Studie" ("A Psychological
and Sociological Study of Jehovah's Witnesses"), Nordisk Medicin (Scandinavian Medicine), vol. 29, 1946, p. 528
27. Gosta Rylander,
"Jehovah's Vittnan-En Psykologisk- Sociologisk Studie" ("A Psychological and Sociological Study of Jehovah's Witnesses"), Nordisk
Medicin (Scandinavian Medicine), Vol. 29, 1946, p. 531
28. Havor Montague. "The Pessimistic Sect's Influence on the Mental Health
of Its Members : The Case of Jehovah's Witnesses," Social Compass, vol. 24, 1977
29. Ursula Sack, Case Studies of Voluntary Defectors
from Intensive Religious Groups, Ph.D. Diss. University of California, 1985
30. Elmer Koppl, "Die Zeugen Jehovas ; Eine Psychologische
Analyses", Ph. D. Thesis Germany, 1985
31. Kjell Totland, "The Mental Health of Jehovah's' Witnesses", Journal of the Norwegian Psychological
Association, In Press
32. Jerry Bergman, The Evaluation of an Experimental Program Designed to Reduce Recidivism Among Second Felony
Offenders, Detroit, MI, Wayne State University Ph.D. Thesis, 1976
33. "Selection on mental health care", Lawrence Onda, repris dans
Apocalypse delayed : The story of the Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto : University of Toronto Press, 1997, p. 289
34. Apocalypse
delayed : The story of the Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto : University of Toronto Press, 1997, p. 388
35. The theory and
practice of hell, Eugen Kogon ; The Nazi persecution of the Churches : 1933-45, John S.Conway, Toronto, Ryerson Press, 1968, pp. 195-8
36. (en)"Why Jehovah's Witnesses have mental problems", par Jerry Bergman, voir le sous-titre "Why mental health problems are so great"
37. Apocalypse delayed : The story of the Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto : University of Toronto Press, 1997, pp. 288,389
38. Crisis of conscience, Raymond Franz, Atlanta, Commentary Press, 1983, p. 8-38